Nos brillants dialecticiens, tel un Manuel Aeschlimann des grands jours, se sont donc vautrés dans le concept de vérité partielle :
- Asnierois.org envoie un fraternel clin d’œil aux auteurs de l’Asniérois libéré.
- L’Asniérois libéré, émanation de l’ADECA, s’indigne et condamne les mauvais esprits qui font la confusion entre l’ADECA, qui a créé asnierois.org, et l’ADADA, qui édite asnierois.org.
- Comme il est devenu difficile de nier ses liens avec la nouvelle équipe municipale, il faut désormais distinguer l’ADECA, “incontestablement” indépendante et citoyenne, de l’ADADA.
- M. Pietrasanta, maire d’Asnières, donne le coup de pied de l’âne dans son dernier opus en renvoyant vers “l’excellent site” asnierois.org, sans préciser qu’il est lié à son équipe municipale.
Qu’on s’amuse de voir ainsi les apôtres de la transparence tenter de sauver le peu qui reste d’apparences, c’est en privé qu’il faut s’expliquer, entre nous, bien à l’abri des quelques lecteurs qui passent par ici !
Voyons l’historique :
- asnierois.org a toujours été présenté par Philippe Vassé, y compris à de multiple reprises ici-même, comme un site citoyen associatif.
- J’ai moi-même cru qu’il en était le principal animateur jusqu’à un article de Marianne qui indiquait que “Josiane Fischer, ancienne UMP, est candidate indépendante à Asnières contre Manuel Aeschlimann dont elle dénonce les excès sur Asnierois.org“ . Ce que j’ai relevé pour la première fois ici.
Le lecteur d’asnierois.org de passage a-t-il été averti de la cession en 2006 de l’ADECA à l’ADADA dont on fait grand cas aujourd’hui, et de la satellisation du site par Mme Fischer ?
- La FAQ du site indique encore à ce jour que : “afin de répondre à des critiques éventuelles de partisans politiques, quels qu’ils soient, liés à la Municipalité, nous tenons à dire clairement que nous sommes un site citoyen libre et indépendant, donc par définition critique par rapport à la gestion de la ville, quels que soient les partis politiques qui détiennent ou détiendront les clés de Hôtel de Ville.” Depuis mars, je n’ai lu aucun article critique par rapport à la gestion de la ville. C’est à croire que Manuel Aeschlimann est toujours maire.
- Entre les deux tours des dernières municipales, Philippe Vassé indiquait encore, dans cet article d’Agoravox, que “ces pièces et articles de presse, comme le Rapport de la Chambre régionale des comptes, peuvent être lus en se connectant au site citoyen libre www.asnierois.org”
Que s’est-il passé pour que soudainement Philippe Vassé et l’ADECA tiennent tant à se démarquer d’asnierois.org, alors que tant d’ambiguïté et de confusion régnait jusqu’à l’élection ?
A mon avis, notamment un désaccord, classique, entre les maximalistes et les raisonnables. Le forum d’asnierois.org fournit d’ailleurs en partie la trace de ce conflit. Les initiés y reconnaîtront sans peine un certain Maximilien, qui expose sa vision de la façon d’aboutir à l’apaisement de la ville, à qui un certain Minimilien reproche de jeter de l’huile sur le feu. Ce conflit a atteint son paroxysme lors de la censure “pour raison légale” d’un article du forum. (L’ensemble a depuis été supprimé).
L’intérêt de l’opposition est naturellement d’exploiter la chose en reprochant aux raisonnables les agissements des maximalistes. Pietrasanta s’est ainsi vu reprocher les tracts de l’ADECA.
Or les raisonnables doivent éviter de faire passer Aeschlimann pour une victime. Car c’est précisément ce qui a si bien fonctionné pour eux lorsqu’ils étaient dans l’opposition. Il y a simplement un petit souci : sur le plan des faits, Pietrasanta a hautement bénéficié de l’action de l’ADECA pour son élection. Difficile de prétendre ensuite n’avoir aucun lien avec.
Il est ainsi soudainement devenu fondamental de distinguer nettement ce qui était jusqu’ici diffus, en contradiction totale avec les traces du passé. De proche en proche, et pour de bonnes raisons pour les personnes concernées, on en vient au vaste continent de la vérité partielle, celui du pouvoir.
J’invite chacun à méditer ce propos de Dominique de Villepin déjà signalé ici, nettement plus fécond que le blahblah habituel sur la transparence, les manipulations et les trahisons.
“En politique, la transparence est toujours le maquillage de quelque chose. La transparence, c’est montrer ce que l’on veut bien montrer (…) mais à charge pour le journaliste d’être suffisamment curieux pour regarder ce qu’il y a derrière le rideau et ce qui intéresse les citoyens, c’est de comprendre les mécanismes complexes de la décision politique.”
Chacun a vu le maquillage là où des âmes intéressées braquaient les projecteurs : du côté de Manuel Aeschlimann. Ce que je me suis attaché à montrer, c’est aussi le maquillage de ses adversaires. Le passer sous silence ou refuser de le voir, c’était se priver de toute possibilité de comprendre ces mécanismes, et, partant, de les améliorer.
Le mélange politiques/citoyens/vendetta d’Asnières est loin de ce qui me semble nécessaire pour mieux domestiquer le pouvoir, qui passe à mon avis par des contre-pouvoirs citoyens qui n’ont pas d’ambition, pas de loyauté politique et pas de comptes personnels à régler. Mais le décrire, l’exposer, en profitant du recul et de l’indépendance qu’aucun des acteurs ne peut avoir, c’est déjà un pas dans la bonne direction.
MAJ 4/8 : Formulation et liens.
MAJ 5/8
L”excellent site” asnierois.org, dixit le maire d’Asnières, qui compte le président de l’association qui le finance dans son équipe, vient de pondre un article emblématique de ses méthodes : on dénonce la bonne grosse manipulation chez Manuel Aeschlimann en 2001 pour contrer l’atteinte à sa réputation dans un contexte de tracts, pour manipuler subtilement le lecteur en ne l’informant pas correctement sur le fond.
L’enjeu du réquisitoire que l’AFP vient d’annoncer, était de savoir, enfin, si oui ou non Manuel Aeschlimann est corrompu, puisqu’à l’origine l’affaire portait sur des soupçons de détournements de fonds. Surprise, à part ici où on le subodorait depuis longtemps, sur cette question le parquet requière le non-lieu.
On s’imaginait que la prestation avait été gonflée, que la différence avait dû servir à financer quelque chose ou bien quelqu’un… Et bien après 7 ans d’enquête et d’instruction, on apprend qu’il n’y a pas eu de détournement de fonds.
Bon, ce n’est pas grave, on a lancé la justice sur d’autres affaires entre-temps, personne on n’y verra que du feu. Alors que la dépêche confirme la version présentée en 2004 par Dominique Carbonnier, l’organisateur du festival :
«L’intégralité de cette somme a été utilisée par CDA Production, et je détiens les preuves. D’ailleurs, des policiers ont saisi des documents chez mon comptable, il y a trois mois. Ce festival était une production lourde, qui a duré trois jours. Il ne s’agissait pas de quinze majorettes comme certains le disent. Je l’ai organisé à la demande de Frantz Taittinger et de Manuel Aeschlimann, que j’ai rencontrés lorsque j’ai fait un ménage comme journaliste dans la revue Asnières Communication.»
«En ce qui concerne l’appel d’offres, ajoute-t-il, c’est plus compliqué. Je ne dis pas que les procédures ont été respectées à 150 %, mais ce n’était pas mon rôle, je ne suis pas spécialiste en droit public.»
Au final, on est dans un cas de figure probablement moins grave que celui de Jean-Paul Huchon.
MAJ 22/8
Nouveau lien (plus stable) vers la dépêche AFP.
MAJ 12/9
Renvoi de Manuel Aeschlimann et Frantz Taittinger en correctionnelle. Comme prévu, non-lieu pour détournement de fonds publics.
Sur le même sujet :
- Censure sur le site de l’ADECA – Asniéres Nouvelles Citoyennes
- Les premiers pas de la nouvelle équipe municipale d’Asnières
- Tripatouillages des modérateurs du forum asnierois.org
- La bulle politique asniéroise : Asnierois.org & Co. (II) - Opacité à Asnières
- La bulle politique asniéroise : Asnierois.org & Co. (VI) – Corruption
- Loïc Le Meur l’agneau sacrificiel de la transparence


MAJ de la note :
L”excellent site” asnierois.org, dixit le maire d’Asnières, qui compte le président de l’association qui le finance dans son équipe, vient de pondre un article emblématique de ses méthodes : on dénonce la bonne grosse manipulation chez Manuel Aeschlimann en 2001 pour contrer l’atteinte à sa réputation dans un contexte de tracts, pour manipuler subtilement le lecteur en ne l’informant pas correctement sur le fond.
L’enjeu du réquisitoire que l’AFP vient d’annoncer, était de savoir, enfin, si oui ou non Manuel Aeschlimann est corrompu, puisqu’à l’origine l’affaire portait sur des soupçons de détournements de fonds. Surprise, à part ici où on le subodorait depuis longtemps, sur cette question le parquet demande le non-lieu.
On s’imaginait que la prestation avait été gonflée, que la différence avait dû servir à financer quelque chose ou bien quelqu’un… Et bien après 7 ans d’enquête et d’instruction, on apprend qu’il n’y a pas eu de détournement de fonds.
Bon, ce n’est pas grave, on a lancé la justice sur d’autres affaires entre-temps, personne n’y verra que du feu. Alors que la dépêche confirme la version présentée en 2004 par Dominique Carbonnier, organisateur du festival :
«L’intégralité de cette somme a été utilisée par CDA Production, et je détiens les preuves. D’ailleurs, des policiers ont saisi des documents chez mon comptable, il y a trois mois. Ce festival était une production lourde, qui a duré trois jours. Il ne s’agissait pas de quinze majorettes comme certains le disent. Je l’ai organisé à la demande de Frantz Taittinger et de Manuel Aeschlimann, que j’ai rencontrés lorsque j’ai fait un ménage comme journaliste dans la revue Asnières Communication.»
«En ce qui concerne l’appel d’offres, ajoute-t-il, c’est plus compliqué. Je ne dis pas que les procédures ont été respectées à 150 %, mais ce n’était pas mon rôle, je ne suis pas spécialiste en droit public.»
Au final, on est dans un cas de figure probablement moins grave que Jean-Paul Huchon.
Très cher Lionel -ou très cher Professeur Tournesol, ami des Dupont-Dupond,
Je vous sais gré de votre délicieuse affection à mon égard et de votre passion immodérée pour tout ce que je fais et écris, ou de ce que vous croyez que j’ai fait ou écrit, car vous avez un côté devin qui rassure le tout venant sur votre étude des réalités.
Pour éclairer avec une calme douceur et une totale bienveillance votre tendre lanterne emplie de sympathie spontanée, mais aussi amoureuse de la vérité pure, je me permets très humblement ces remarques attestées par toutes les sources que vous avez vous-même citées:
1- l’ADECA n’a donc jamais fait de “guérilla judiciaire” contre quiconque. Elle n’a été à l’origine d’aucune affaire par plainte en Justice, pas même “en partie”, comme vous le laissez, très obligeamment suggérer, après avoir vérifié que l’ADECA n’avait jamais esté en Justice.
Je conçois que vous découvriez la vérité un peu tard, suite au décès d’un citoyen asnièrois actif de ce côté, mais il importait de vous préciser ce point que vous ne pouvez plus ignorer maintenant.
Voilà l’ADECA lavée donc de l’accusation imbécile de “guérilla judiciaire” issue de la plume mal rensiegnée d’un journaliste de l’Express. Sauf à ce que vous soyez, par mégarde naturellement aussi, de la plus totale mauvaise foi et à démontrer que vous écrivez sans l’ombre d’une preuve validant vos dires!
2- Le site “Asnières Nouvelles Citoyennes” n’est pas et n’a jamais été, comme vous l’affirmez contre toute évidence connue de vous-même, “une émanation de l’ADECA”. Sauf si vous été victime d’une hallucination ou d’une berlue, choses qui vous seraient alors personnelles, cela vous est évident en parcourant ce blog, où son indépendance totale est réaffirmée à plusieurs reprises.
Ce qu’est ce blog libre est écrit clairement dans son texte fondateur, auquel je vous renvoie pour bien le relire. Il a publié un texte récent qui revenait sur le sujet et que vous avez bien lu.
Ce rappel utile vous permettra de ne pas imaginer et inventer des “émanations”, des sortes d’affabulations “morales”, ou de sentir des “effluves célestes” sorties de votre seul odorat ici abusé!
3- L’ADECA a créé un site spécifique d’informations documentaires qui relève de son action et de ses objectifs, et que vous connaissez bien pour l’avoir cité. Auriez-vous des difficultés de lecture visuelle engendrant des confusions, involontaires bien sûr, d’adresses internet entre deux sites ou blogs? Ou l’avez-vous fait exprès?
3- Concernant le réquisitoire du Parquet de Nanterre dirigé par Philippe Courroye dans le dossier du Festival International, votre joie de croire au contenu du Communiqué de Manuel Aeschlimann est certes respectable, mais le Code de Procédure Pénale, puisque vous aimez la vérité vraie et claire, indique que c’est le Juge d’Instruction qui prend le réquisitoire définitif.
Par ailleurs, à tout moment, le Procureur de la République, lors des débats, notamment ne cas de surgissement de faits nouveaux, peut modifier ses demandes initiales.
Donc, l’information que l’AFP a diffusée largement n’est pas le réquisitoire du magistrat instructeur, ni encore moins le jugement définitif qui appartient à la Justice de la République.
Un peu de clarté juridique ne peut vous nuire.
Par ailleurs, il serait souhaitable, avant un procès qui va s’ouvrir et pour votre propre crédibilité, de ne pas préjuger des faits comme vous semblez le faire, en toute liberté, en faveur d’un seul des mis en examen. En oubliant les autres, dont celle qui peut générer, par son seul nom cité, l’intérêt des médias, très attirée déjà sur le 92 depuis les déclarations de Patrick Devedjian sur les “affaires judiciaires” en cours dans le département.
Les débats publics sont, vous en conviendrez, en effet de nature à manifester les antagonismes existants, révéler des faits nouveaux, éclairer les zones d’ombre actuels, ou modifier l’état des faits connus et soumis au Tribunal.
4- Diversité n’est pas synonyme de duplicité et unité n’est pas unicité.
Les associations diverses que vous mélangez dans votre seul et unique cerveau en dehors de toute information valide et fiable soutenant votre propos sont diverses et différentes. Vous le savez et tous savent que vous le savez. La diversité démocratique à Asnières est l’opposé absolu de l’unicité monolithique du système Aeschlimann.
Vous avez le droit de ne pas comprendre cette diversité et ses aléas publics et sains, autant que féconds et légitimes. Mais, travestir les faits et les dates pour essayer de construire votre monde imaginaire, et vous présenter ensuite en “gardien de la morale absolue”, posture que vous aimez prendre bien que vous n’en ayez pas les qualités “divines” requises , cela s’appelle affabulation en langage commun.
Espérant avoir aimablement et très clairement éclairé les points que vos confusions propres transformaient en “choses obscures”, initiées de votre plume et sous votre responsabilité unique, je termine, comme Jacques Prévert avec le moraliste Abbé Vienot, cher Professeur Tournesol apparaissant sous les traits de Lionel Lindemann, par des formules de politesse que j’ai le tact comme le plaisir de garder secrètes.
PS: Je présente mes excuses à vos rares et derniers lecteurs pour ces mises au point détaillées que seul votre amour attendrissant envers ma petite personne de simple citoyen nécessitait. Quand on reçoit un tel hommage si joliment appuyé, il est naturel d’y répondre avec une plume bien essuyée.
je republie mon commentaire, publié chez vous ici :
http://asnieroislibere.blogspot.com/2008/08/chroniques-asniroises-daprs-le-16-mars_05.html
il faudrait savoir :
- soit Aeschlimann ne bénéficie plus du soutien de ses amis, comme vous le clamez sans cesse, et alors le parquet n’a aucune raison d’être en retrait.
- soit il en bénéficie toujours, et toutes vos supputations par ailleurs sont des fantasmes dont on aimerait convaincre les autres pour qu’ils deviennent réalité.
je note que vous ne mentionnez pas que le site de l’UPA annonce son intention de porter plainte pour dénonciation calomnieuse. c’est un oubli fâcheux, alors que vous êtes évidemment visé.
le favoritisme et la corruption sont deux choses différentes. le favoritisme tempéré et le piston font partie des mœurs du pays et il est difficile d’être irréprochable dans ce domaine dans le contexte français. Pietrasanta le sait trop bien, et c’est bien pour ça qu’il est si frileux, à votre goût.
dans le cas d’aeschlimann, les amitiés sont connues et assumées, y compris dans sa lettre au juge d’instruction. on constate qu’il y parle même de sa logistique.
or de quoi a-t-il été accusé à l’origine, y compris publiquement ? de détournement de fonds.
aeschlimann indique à l’afp que le juge a écarté cette piste dès 2005. vous suggérez que c’est faux. peu probable, ça ne correspond pas à ses pratiques de comm, différentes localement et nationalement.
même pour le rapport de la CRC, il n’a pas menti aux médias. il a opté pour le silence puis, après le premier tour, a justifié son choix du bidonnage local, dans un article de libé.
lien vers l’article de libé :
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/municipales2008/actu/315166.FR.php
extrait qui va bien :
Le meilleur, c’est un supposé extrait d’un rapport de la chambre régionale des comptes, intitulé «Les chiffres officiels», qui n’est en réalité qu’une note en réponse de la mairie. Le véritable rapport pointant l’endettement pour vingt ans de la commune (contre quinze en moyenne en France) et la consommation d’essence personnelle du maire (2 600 litres en 2005 et 2006) , «qui semble excéder les besoins de son mandat», Aeschlimann retarde au plus tard sa communication en conseil municipal. «Soit, rétorque l’intéressé, mais les éléments tronqués utilisés par mes adversaires ne sont pas de bonne politique non plus.» Faute de mieux, il vise manifestement le match nul.
MAJ de la note :
Nouveau lien (plus stable) vers la dépêche AFP
MAJ de la note
Renvoi de Manuel Aeschlimann et Frantz Taittinger en correctionnelle. Comme prévu, non-lieu pour détournement de fonds publics.